Essai vidéo : Volkswagen Golf 7 GTI Performance 245 (2017)

On part découvrir la Nouvelle Golf 7 GTi Performance. Le meilleur de la Nouvelle Golf 7 et la sportivité en plus, est-ce une bonne recette ? C’est à découvrir en vidéo.

La Golf GTI est probablement l’une des plus célèbres compactes sportives depuis qu’elle est venue bousculer les habitudes dans les années 70. Pour la 7ème génération a réussi à séduire avec la plateforme MQB qui lui offre un châssis capable d’aller signer un record au Nurburgring dans sa version Clubsport S. Mais il est désormais temps de passer par la case restylage comme ses sœurs TSI et GTD avec au programme une poignée de chevaux supplémentaires et quelques mises à jour. Suffisant pour répondre à la concurrence très active sur le marché ? Nous tentons d’y répondre sur les routes de Majorque et c’est à découvrir dans la vidéo ci-dessus ou l’essai complet qui suit.

Un look plus Clubsport


D’un point de vue du design, la nouvelle Golf GTI s’offre sensiblement le même traitement que la GTD que nous avons essayé en février dernier. Le look s’inspire de celui de la Clubsport en donnant plus d’agressivité à la face avant grâce à son pare-chocs plus affirmé et une signature lumineuse revue dans des feux LED. On appréciera aussi de nouvelles jantes et de nouveaux feux arrière qui intègrent des clignotants à défilement. Vous vous en doutez, au final l’évolution est si faible qu’il est peu probable que votre avis puisse changer sur l’auto. Ceux qui aiment le style sérieux et subtilement dynamique resteront fans tandis que les amateurs de sportives plus délurées type Civic Type R et Focus RS resteront clairement de marbre.

Mise à jour technologique


A l’intérieur, on notera les mêmes nouveautés que sur le reste de la gamme avec cette grosse mise à jour technologique qui passe notamment par l’Active Info Display à la place des compteurs qui permet d’avoir son GPS sous les yeux (pratique en conduite musclée sur des routes sinueuses). On retrouve aussi le grand écran tactile à commande gestuelle et son système audio à 8 haut-parleurs. La GTI conserve cette touche très particulière que l’on adore : le pommeau de boite de vitesse en forme de balle de golf et la sellerie tissu « Clark » qui donne une petite touche de fun rétro à cet intérieur finalement trop sérieux même s’il s’accompagne d’une finition très appréciable.

Version Performance uniquement en France

A l’origine, la Golf 7 GTI se déclinait en version « normale » et en version plus affûtée nommée « Performance » qui offrait 230ch. Pour le restylage, VW France a décidé de ne commercialiser que la version la plus affûtée puisqu’elle était finalement celle que préféraient les clients. Son moteur reste le très bon 2.0L Turbo qui développe désormais 245ch et un très gros 370Nm de couple. La puissance est envoyée aux roues avant grâce à un différentiel autobloquant relié, au choix, à une boite manuelle à 6 rapports ou à la nouvelle DSG à 7 rapports. Notons aussi que le pack Performance permet aussi de profiter de gros freins reconnaissables à leurs étriers rouges.

La BVM, c’est la vie !

Mais cessons ce tour du propriétaire pour prendre le volant de cette nouvelle Golf GTI Performance avec pour notre essai une version BVM pour notre plus grand plaisir. Après avoir ajusté la position de conduite de manière très satisfaisante (siège enveloppant que l’on peut descendre suffisamment et volant réglable en hauteur et profondeur), on appuie sur le bouton de démarrage avec la porte ouverte pour apprécier directement la sonorité à l’échappement. Et petite déception, on appuie sur l’embrayage dont la course est bien trop longue comme sur quasiment toutes les productions du groupe VAG. En réalité, moins de la moitié de la course est réellement utile, ce qui reste perturbant notamment en conduite sportive bien que l’on arrive à prendre l’habitude. C’est d’autant plus dommage que le levier de vitesse dispose d’un débattement court et verrouille très bien. Au fil des kilomètres, cette boite manuelle s’avère tout de même comme un véritable atout en conduite sportive pour l’implication du conducteur là où l’excellente DSG sera le parfait allié pour une utilisation quotidienne. Cela sera une question de priorité à l’heure du choix, car il n’y a pas foncièrement de mauvaise transmission sur cette GTI 2017.

Vraies performances, faux son


Le principal atout de cette GTI Performance, c’est clairement son efficacité globale à commencer par son moteur. S’il n’a pas vraiment de caractère, il propose en contrepartie un couple ravageur qui permet d’obtenir des relances musclées quelque soit le rapport engagé. Elle efface chaque obstacle sans sourciller, et permet de tenir un rythme très élevé sur des routes sinueuses sans trop jouer de la boite de vitesse. On appréciera aussi une motricité finalement satisfaisante pour le couple disponible même s’il faut avouer qu’elle reste logiquement perfectible sur chaussée mouillée et en sortie de courbe serrée. Côté sonorité, VW n’a pas réussi à faire de miracle avec ce 4 cylindres turbo qui sonne comme… un 4 cylindres turbo. Le son est assez flatteur à l’échappement, tandis qu’à l’intérieur un système permet d’amplifier et transformer le son. Nous ne sommes en général pas très fan de ce genre de son « fake », et cela ne déroge pas ici car selon le régime le rendu n’est pas des plus réussis. Heureusement, VW propose de le déconnecter totalement pour abaisser le volume à l’intérieur en utilisation classique.

Un châssis à la hauteur


Parlons désormais du comportement routier de cette compacte sportive, et c’est une très bonne surprise pour ma part. Mon expérience en matière de VW sportive s’était arrêtée à la Scirocco R qui reposait sur une plateforme bien plus ancienne que cette MQB de la Golf 7. Et il faut bien avouer que l’évolution est très flagrante car la GTI ne se contente pas de rouler vite sans émotion, elle sait aussi hausser le rythme assez franchement en donnant du plaisir au conducteur. Le train avant n’est pas paresseux, l’amortissement est efficace même sur de mauvais revêtement et l’agilité globale que l’on ressent donne envie d’attaquer. Du côté du freinage, le constat est aussi très bon avec un freinage performant et très mordant même si on aurait probablement apprécié une attaque plus douce en utilisation urbaine. Notons enfin que différents modes de conduite permettent de jouer sur la direction, l’amortissement, la cartographie ou bien encore le son. Dans les faits, la différence entre chaque mode est très perceptible car le mode sport propose un amortissement très ferme qui vous malmène sur mauvaises routes, une direction assez ferme et un son bien amplifié alors que le mode confort rend la direction plus douce (assez floue au final), l’amortissement bien plus agréable et un son non amplifié. La cerise sur le gâteau est que l’on peut créer son propre mode, et on vous conseille sur petites routes de conserver tout en sport sauf la suspension ce qui permet à la voiture d’être bien plus agréable et tout aussi efficace. Seule ombre au tableau finalement, c’est que son efficacité globale nécessite du coup de rouler probablement trop vite pour s’amuser en restant dans la légalité dans de nombreux cas. On atteint très rapidement des vitesses inavouables sans forcément s’en rendre compte !

Une GTI Performance qui mérite son blason


A l’heure du bilan, vous l’aurez compris, même si nous ne sommes pas encore au volant d’une voiture ultra engageante et passionnante, cette Golf GTI Performance est une excellente compacte sportive qui est capable de séduire des amateurs de conduite musclée sur petites routes tout en étant d’une incroyable polyvalence en étant une « simple » Golf ultra équipée en activant le mode de conduite le plus doux. Et pour les plus exigeants, deux solutions : la première est d’attendre une possible nouvelle version Clubsport plus « hardcore » ou de passer sur la redoutable Golf R dont on vous parle dans un second essai…






EnFonde6 / Fabien est depuis son plus jeune âge un passionné absolu d'automobile dans sa globalité : il aime les 6 en ligne BMW, les Vtec Honda, les V12 Ferrari, les V8 AMG... bref tout ce qui a une âme ! A ses heures perdues, il est administrateur et rédacteur en chef de Planete-GT.

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