F1 2013 : Le test en vidéo

Comme chaque année, Codemasters nous propose une nouvelle édition de son jeu de F1, et comme à chaque fois, on se pose la question de savoir s’il vaut le coup par rapport à 2012 !

2010, 2011, 2012 et maintenant 2013, Codemasters a réussi à imposer son jeu de F1 en proposant à chaque fois une grande qualité et des évolutions à petite dose. Il faut dire que sur le fond, de la F1, c’est de la F1 ! Mais nous en voulons toujours plus, et le message semble avoir été passé cette année avec l’introduction d’un contenu historique qui permet de retrouver certaines monoplaces des années 70, 80 et 90. Suffisant ? On vous répond tout de suite dans ce test de la version Xbox 360.

C’est pareil

Graphiquement d’abord, aucune évolution notable n’est à signaler, on pourrait vous dire que vous jouez à F1 2012, vous n’y verrez que du feu. Néanmoins, ce n’est pas scandaleux pour autant car le moteur graphique de Codemasters a fait ses preuves, et reste encore tout à fait séduisant. On note tout de même qu’il commence à prendre un petit coup de vieux, surtout sur un manque de détail autour de la piste. Bref, c’est quasiment la même chose que sur les années précédentes.

C’est identique

Au niveau du gameplay, le constat est sensiblement le même. La conduite n’évolue pas franchement, ce n’est à nouveau pas une mauvaise chose, on retrouve ce savant mélange d’arcade et simulation qui permet d’en donner à tout le monde. Les joueurs occasionnels apprécieront la très grande facilité à prendre en main les F1 grâces aux aides (anti-patinage, ABS, freinage +/- automatisé, ligne de conduite) ainsi que la possibilité de rattraper son erreur avec un flashback. De l’autre côté, les joueurs plus hardcore pourront avoir un jeu plutôt exigeant sans les aides, avec une nécessité absolue de doser l’accélération et le freinage, de chercher ses points de freinages, de travailler sa trajectoire. Je sais que pour certains joueurs cela n’est pas encore assez poussé, mais de mon point de vue, on peut difficilement trouver un meilleur compromis. Il ne faut pas oublier qu’un jeu poussant plus loin la simulation ne se vendrait pas assez pour justifier les coûts engagés par Codemasters, et ne pourrait donc pas exister.

C’est la même chose

Autre point quasiment inchangé, autre point positif : l’immersion dans les courses. Au niveau des vues proposées, on reste dans du classique, mais très efficace avec notamment une vue cockpit plus compliquée mais réaliste, et une vue « TV » placée au niveau de l’endroit où sont placées les caméra de TV lors des vrais GP. Mais ce qui reste franchement réussi c’est l’IA qui sait animer les courses sans trop devenir frustrantes, notamment parce que l’on peut la régler selon son niveau. Elle sait être agressive, elle se bat avec vous mais aussi contre les autres voitures, fait des erreurs, met la pression… On peut réellement vivre une certaine frénésie de la course et sur une course longue, sans aides, sous la pluie, je peux vous assurer qu’on arrive même à ressentir la fatigue nerveuse d’un pilote de course. Sur ce point, F1 2013, comme ses prédécesseurs, fait partie des meilleures expériences de course offline que l’on puisse trouver.

C’est un peu différent

Autre point fort de la précédente édition, les modes de jeu. En effet, c’est à mon sens quelque chose sur lequel Codemasters propose à nouveau un très bon équilibre pour convenir à tout le monde. On retrouve bien sûr une carrière assez classique avec la possibilité de participer aux essais libres, qualifications, course avec la durée identique à la réalité afin de vraiment vivre sa saison de F1. A côté de ça, on a des modes de jeu plus « casual » proposant une sorte de carrière très accélérée en pouvant notamment changer d’équipe très souvent. On retrouve aussi des épreuves scénarisées qui diversifient un peu les choses en proposant de remplir des défis déjà vu en réalité. Et la grosse nouveauté est l’apparition d’un mode « classic » qui vous propose de piloter des F1 des années 70, 80 et 90, ainsi que trois circuits disparus de la F1 (Jerez, Brands Hatch et Imola) dans des GP mais aussi des scénarios reproduisant des scènes historiques. Mais sur ce mode, bien qu’il soit absolument réjouissant et intéressant, manque un peu d’ambition et de contenu, notamment pour des questions de droits (McLaren par exemple) et au final apparaît plus comme une distraction.

C’est la même conclusion

A l’heure du bilan, il est difficile de trancher sur un jeu de ce type. Concrètement, il est très bon, ne souffre pas de défaut rédhibitoire, apporte une vraie intensité de course, peut plaire à des joueurs occasionnels et exigeants, propose un mode Classic sympathique. Sauf que pour un joueur de F1 2012, les changements notables sont presque imperceptibles, et on se dit forcément qu’un DLC à 15-20€ avec la mise à jour de la saison 2013 et l’ajout du contenu historique aurait eu le même résultat. Bref, à n’acheter qu’en étant un gros fan de F1 si l’on a le 2012, à acheter les yeux fermés si on cherche un jeu de F1. Mais en tout cas, on espère que cette ébauche de mode Classic donnera lieu dans le futur à un jeu à part entière proposant plusieurs saisons marquantes, et avec pleins de circuits et monoplaces mythiques… car franchement, il y a matière à faire quelque chose d’exceptionnel !


PGT aime : PGT n’aime pas :
  Le gameplay Très/trop proche de F1 2012
  L’IA Le mode Classic trop limité
  L’intensité des courses
  Le contenu classique


Note technique : 16/20

Note gameplay : 18/20
Note générale : 16/20

EnFonde6 / Fabien est depuis son plus jeune âge un passionné absolu d'automobile dans sa globalité : il aime les 6 en ligne BMW, les Vtec Honda, les V12 Ferrari, les V8 AMG... bref tout ce qui a une âme ! A ses heures perdues, il est administrateur et rédacteur en chef de Planete-GT.

1 Commentaire

  1. Heyden

    27 octobre 2013 à 12:21

    Perso, je trouve F1 2013 beaucoup plus difficile a difficulté équivalente avec F1 2012. L’IA est plus intelligente et agressive.
    Je joue sur PC.