Forza Motorsport 4 : Nos impressions après la soirée de présentation

Mardi 20 Septembre, Planète-GT a été invité à une soirée organisée par Microsoft pour le futur lancement de Forza Motorsport 4. Au programme de la soirée, un speech de Dan Greenawalt, puis la possibilité de poser quelques questions en direct au créateur de la série et enfin le moment allait venir de tester nous-mêmes le jeu!

Arrivé sur place, l’ami Myré me rejoint pour profiter de la soirée et pour nous permettre d’essayer plus de choses dans le jeu !

Présentation générale

Le discours de Dan Greenawalt est assez concis et récapitule les nouveautés déjà connues du jeu :

  • modes multijoueurs inédits
  • plus de possibilités d’échanges au sein de la communauté
  • les clubs
  • une carrière évoluant selon vos préférences de véhicules pour vous offrir des courses collant à vos goûts
  • mode autovista
  • nouveau moteur physique et surtout nouveau comportement des pneumatiques issu des tests réalisés par Pirelli
  • 500 véhicules environ et de nouveaux circuits
  • un moteur graphique évolué utilisant l’environnement pour l’éclairage et les reflets sur les voitures

Nous avons malheureusement eu l’interdiction de poser deux questions « qui fâchent » sur le sujet des Porsche dans le jeu et de la météo. Certains de nos confrères ont profité ensuite de la séance de questions-réponses pour aborder l’évolution des dégâts qui sont annoncés comme beaucoup plus aboutis et se localisant bien mieux sur les voitures selon l’endroit où vous tapez. En effet, contrairement à ce que l’on avait pu voir jusqu’à présent dans les Forza Motorsport, les impacts lors des courses engendrent des dégâts bien plus importants qu’avant niveau déformations mais aussi plus localisés, évitant ainsi les grandes éraflures sur les carrosseries typiques de Forza 3. En revanche un crash frontal à 300km/h ne fera pas exploser la voiture et tuer le pilote. Pour cela, Dan Greenawalt a bien conseillé nos collègues en les orientant dans une recherche d’un simulateur de crash tests!

Tête à tête

J’ai ensuite pu profiter de quelques minutes en tête à tête avec Dan, qui est d’ailleurs d’une facilité d’approche à laquelle je ne m’attendais pas. Mais comme il le dit lui-même, il est développeur et a donc son franc-parler, chose que j’avoue avoir apprécié.
Nous avons donc pu apprendre que Turn10 fait régulièrement appel à Stéphane Sarrazin en tant que testeur/conseiller sur le jeu. L’équipe profite également des services d’un pilote américain roulant en ALMS et dans des championnats au Japon et en Europe, ce qui permet d’avoir un bon retour d’expérience sur les différents circuits mondiaux. Ils ont également utilisé les services de plusieurs pilotes du championnat VLN et des 24H du Nurburgring pour mettre à jour la Nordschleife, étant donné que l’équipe n’a pas pu retourner faire de relevés depuis 2005. Ils sont passés pendant trois jours l’hiver dernier pour reprendre quelques photos de la piste, après leur passage à Hockenheim. D’ailleurs afin d’améliorer le ressenti de la piste qui dans Forza Motorsport 3 semblait trop lisse, le système de suspensions des véhicules a été totalement revu afin que les voitures réagissent plus sur les petits chocs plutôt que de flotter légèrement au-dessus de la route.

Nous avons ensuite abordé avec Dan le sujet de la préparation des autos, sujet sur lequel il n’a pas trop voulu s’étendre, certainement désireux de garder quelques nouveautés pour la sortie. Nous savons tout de même que l’élargissement des voies sur les voitures ne sera toujours pas possible, un peu dommage pour ceux comme moi qui aiment transformer des caisses de série en véhicules de course. D’après Dan, l’équipe a étudié toutes les demandes émises par la communauté et travaille par ordre d’importance pour les incorporer progressivement dans le jeu.

Nous avons finalement pu apprendre que Turn10 s’est visiblement beaucoup intéressé aux différents systèmes de suspensions utilisés au fil des décennies pour mieux comprendre comment reproduire les comportements des auto, allant du coup jusqu’à démonter plusieurs autos, chose visiblement assez fun à faire selon Dan! Je dois dire que je suis assez d’accord sur ce point, mais cela fait de toute façon plaisir de voir une telle passion chez le créateur de la série à succès!

J’ai aussi demandé pourquoi il y avait tant de voitures sans intérêt dans les nouveautés (Leaf, CT200h & cie), mais il n’a pas souhaité répondre à cela.

Du côté du contenu, nous n’avons pas tout décortiqué par manque de temps, et il semblait ne pas y avoir tout le jeu (peut etre un DVD 2 non installé ?) puisqu’il n’y avait par exemple qu’une seule Ruf de disponible, la RT12 R. Il n’y avait pas non plus de nouveaux circuits que l’on ne connaissait pas déjà, pas de Spa ni de Bathurst donc… Myré a remarqué la présence de la sublime BMW Z8 qui n’a pas encore été officialisée par Turn 10.

Prise en main au volant

Vient ensuite le moment de tester le jeu. Myré utilisera l’une des bornes avec manette, je profite d’un playseat de libre avec le nouveau volant Fanatec! Alors que certains bloggeurs testent le mode autovista ou se baladent sans fin dans les menus, je m’empresse de prendre une Ford GT et de partir sur le Nurburgring, mode difficile et toutes aides déconnectées! Et oui, on ne se refait pas!
Il me faudra bien tout le tour pour commencer à m’habituer aux modifications du moteur physique. Les pneus ont une accroche beaucoup plus réaliste, la conduite est plus précise et les voitures souvirent fortement si on ne les inscrit pas comme il faut dans l’entrée en courbe lors de la fin du freinage. Je pars tout de même en chasse de la Viper de tête, râlant d’avoir oublié de couper la musique en course avant le départ! Le comportement de la voiture est bon et elle part moins facilement en glisse qu’avant, mais les drifts sont plus difficiles à tenir, et il faut clairement faire attention aux coups de raquette!
Je profite du tour pour apprécier les sons moteurs qui sont toujours aussi bons, et admirer les nouveaux effets d’éclairage du circuit qui, sous un soleil couchant, prend une atmosphère tellement spécifique au Green Hell que je retrouvais très bien mes marques par rapport au véritable circuit. Un bon point donc.

J’ai enchainé par une 2e épreuve en F40 sur le nouveau circuit des Alpes. Circuit assez rapide et avec une ambiance fabuleuse, ce nouvel environnement en met plein la vue à coup sûr! J’ai aimé retrouver l’une de mes voitures préférées de Forza 3, avec son train avant incisif et son comportement moteur si difficile à maîtriser!
Le tracé du circuit en lui-même n’est pas exceptionnellement technique mais quelques enfilades de virages demandent un peu d’apprentissage avant de pouvoir les passer à fond. J’ai eu l’impression que le grip était légèrement différent du Nurburgring, peut être que Turn10 a poussé le vice du nouveau moteur physique jusqu’à retranscrire les différences de grip selon la température de la piste.
J’ai aussi pu me rendre compte lors de cette seconde course que les concurrents sont plus nombreux et surtout plus agressifs que par le passé, plongeant à la corde à la moindre occasion et n’hésitant pas à jouer des coudes! J’ai ainsi pu vérifier que les dégâts sont bien mieux qu’avant!

Myré à la manette

Pour ce qui est du feeling à la manette, il rejoint la jouabilité au volant. On peut sentir davantage d’inertie, le sous-virage est présent. Mais ce qui change véritablement, ce sont les asperités de la piste. Certains tracés regorgent de petites bosses qui rendent la conduite plus technique, surtout lorsque l’on a entre les mains une propulsion un tant soit peu puissante.
Ayant testé la BMW Z4 GT3 à Indianapolis, la Ruf RT12 R sur le circuit Top Gear et une Mercedes SLS à Hockenheim, chacune sans aucune aide à la conduite, la jouabilité est par moment « physique » mais toujours aussi jouissive !

Concernant les changements de luminosité, tout se fait lors de la selection du circuit. Par exemple, si vous choisissez de rouler à Hockenheim, vous pourrez soit le faire en plein jour, soit à l’aube. Il n’y a la plupart du temps que deux possibilités.

Vivement le 14 octobre !

Après donc seulement une quinzaine de minutes de jeu, j’ai dû poser la manette, ou plutôt le volant en l’occurrence, les consoles devaient être rangées pour aller à la présentation suivante dans le prochain pays de la tournée européenne de Dan avant le lancement du jeu.

Au global une très bonne soirée organisée dans ce garage au coeur de Paris, au milieu d’une dizaine de supercars, avec un « big boss » très sympa et accessible. La démo du jeu arrivera le 3 Octobre et le jeu sera en vente à partir du 14.

NB : Nous n’avions pas le droit de prendre des photos ou vidéo du jeu, ce qui explique pourquoi nous n’avons pas d’images interessantes à vous montrer.

2 Comments

  1. Stephane

    23 septembre 2011 à 3:52

    Bonne récapitule vivement la demo

  2. Slayer10

    23 septembre 2011 à 3:55

    J’ai beaucoup aimé ta question à propos de la Leaf, surtout en regard de l’intro de Jremey Clarkson. Pas étonnant que le grand Dan n’a pas voulu répondre. J’imagine que la présence de cette anti-voiture est le prix à payer pour obtenir certaines licences de voitures sportives. Merci à la politique(ment correcte) aggressive de certains contructeurs (Nissan, Toyota…)
    PS: heureux d’apprendr que la Z8 en sera 🙂