Test : Opel Corsa OPC Edition Nurburgring

Le Nurburgring … beaucoup le connaissent, peu ont la chance de pouvoir y rouler régulièrement, mais ce temple de la vitesse, devenu depuis quelques années un centre majeur de mise au point pour les constructeurs automobiles. Alors quand Opel présente la Corsa OPC Edition Nurburgring, la fiche technique laisse présager une bonne dose de plaisir à son volant!

Mais l’OPC « de base » souffrait de défauts majeurs comme l’absence d’un différentiel à glissement limité digne de ce nom, un poids assez élevé, et des suspensions proches du désastre. Alors qu’en est-il de cette version extrême de la version extrême de la Corsa normale? Remplira-t-elle son cahier des charges ? Planète-GT a pu l’essayer le temps d’une soirée, et voici notre ressenti à chaud, maintenant que les clés ont été rendues.

Niveau look elle est sympa, on aime beaucoup le style « full black » et les jantes lui vont bien avec un design sobre et la finition anthracite.

Le moteur est plaisant, il y a des watts et le différentiel à glissement limité fait des merveilles, en sortie de courbe à la remise des gaz, l’avant vous tire vers l’intérieur c’est assez bluffant! Les pneus encaissent bien la puissance même en seconde, pourtant il y a plus de 200 chevaux qui se bousculent sur le train avant.

Les suspensions sont bonnes, plus rigides que la Corsa OPC normale, largement plus qu’une Corsa de base! Mais personnellement on a trouvé le setup de la Twingo RS par exemple bien meilleur, moins flou même si parfois pas vraiment progressif. Là elles encaissent bien les petites imperfections de la route et ce n’est pas tape-cul, logique pour une voiture pour consommateur lambda. Elle ne plonge pas excessivement au freinage, qui lui est très bon! Un gros mordant, une attaque de pédale un peu agressive par contre, pas facile de doser. On sent bien que les Brembo font leur travail, et elle freine clairement plus fort que la RS pré-citée! Le train arrière n’est pas trop baladeur et il ne se déleste pas beaucoup au freinage.

Au chapitre des points négatifs, les sièges sont beaux (surtout avec le tracé du Ring dans l’appui-tête) mais n’offrent pas encore assez de maintien latéral, mais bon ce sont des baquets pour tous les jours, donc c’est logique. Je trouve quand même que je glissais pas mal dans le siège, ce qui fait qu’on se raccroche à nouveau à son volant pour diriger la voiture. Pas de harnais, donc des ceintures, et bien maintenant que je suis habitué aux 4 points, j’ai l’impression que je vais m’exploser dans le tableau de bord à chaque mouvement de caisse! La position est très haute par contre, on voit tout le capot ou presque, pas idéal. Peu de place pour les passagers arrière, mais franchement, est-ce vraiment primordial dans une voiture de ce type?

Je regrette aussi de ne pas du tout sentir l’effet turbo, le moteur est très linéaire, un peu dommage. L’intérieur étant d’origine, il y a tous les plastiques, rangements, tapis de sol, etc. Bien des choses auxquelles je ne suis plus habitué! Et au final ça filtre trop l’environnement je trouve, on n’entend pas assez la voiture travailler et fonctionner, du coup j’ai tendance à couper les gaz pour écouter si il y a des bruits suspects, et au global la voiture remonte moins d’informations de la route que la mienne.
Point fort, le volant réglable en hauteur, point noir, pas beaucoup en profondeur! Et pour finir, un très gros point noir, la direction devient très légère au-delà de 140 km/h, ça donne une impression de flotter sur la route que je n’aime pas du tout et qui ne met pas en confiance je trouve!

Belle sonorité de l’échappement même si elle pourrait être plus présente.

2 Comments

  1. EnFonde6

    3 août 2011 à 8:54

    Très sympa ton essai, dommage que tu n’ai pas pu aller sur le Nurburgring avec pour savoir si elle mérite son nom ! :p

  2. yotah1

    4 août 2011 à 7:29

    Oui j´aurais bien aimé mais j´en ai recu l´interdiction totale !! Dommage.