Lamborghini Miura : Magnifique révolution

Cette voiture fut une véritable révolution pour l’avenir des supercars que nous connaissons aujourd’hui grâce à une architecture jamais utilisée sur ce type de voiture. La Lamborghini Miura est certainement une des plus belles voitures au monde.

C’est au salon de Genève en 1966 que les passionnés de supercars découvrent complètement ébahis une voiture au style particulier puisqu’elle tranchait franchement avec la concurrence. En effet, à l’époque les voitures les plus puissantes ne faisaient pas appel à l’architecture à moteur central, Ferrari n’en voulait pas. Pour preuve, la principale concurrente de la Miura sera la fameuse Ferrari 365 Daytona, avec un moteur V12 avant.

La magnifique ligne de cette Miura est signée Marcello Gandini, designer chez Bertone. Avec un capot plus court, son cockpit placé plus en avant et son arrière plus massif, elle tranche complètement avec les codes de l’époque. Cependant, la fluidité des lignes et son allure râblée lui donne un style sportif sans agressivité qui a fait sa légende.

Lamborghini lança donc en 1967 la Miura P400. Elle est motorisée par un V12 3.9L 24 soupapes développant 350ch et 38.5 mkg de couple. Grâce à un poids de seulement 945kg, les performances annoncées étaient fantastiques pour l’époque avec un 0 à 100km/h effectué en 6.7 secondes pour une vitesse maximale de 280km/h.

Puis, en 1969 la Miura L400 S est commercialisée. Elle tentait de résoudre les problèmes de la première série. Pour cela, la Miura s’allonge de 5cm et elle est aussi plus large de 2 cm. Le moteur reçoit, de son côté, une cure de puissance puisqu’il développe désormais 370ch et il est aussi plus performant à bas régimes. En revanche, la S est plus lourde à cause d’un équipement en progression et d’un châssis renforcé, elle pèse désormais 1180kg. Les performances sont néanmoins en progrès puisque le 0 à 100km/h ne prend plus que 5.6 secondes et que la vitesse maximale est de 285km/h.

Pour finir, la version L400 SV fera son apparition en 1971. Esthétiquement, elle se reconnaît à ses ailes arrière gonflées permettant d’y loger des pneus plus larges. Par ailleurs, les « cils » autours des feux avant ont disparu. Le V12 gagne encore en puissance avec désormais 385ch. Elle reçoit par ailleurs un différentiel à glissement limité et de nouvelles suspensions arrière. Avec ces modifications, le poids de la Miura SV augmente puisqu’elle affiche désormais 1245kg sur la balance. Du côté des performances, on note désormais une vitesse de pointe de 290km/h, ce qui en avait fait la supercar la plus rapide du monde pendant un long moment.

En marge de ces 3 versions, Lamborghini avait présenté une magnifique version Spyder en 1968 qui n’a malheureusement jamais été prolongée en série. Cela n’a toutefois pas empêché des carrossiers de convertir quelques Miura normales en Spyder, mais cela n’était pas une démarche officielle.

Puis finissons par la Jota. C’est un modèle unique, conçu par en particulier par un pilote essayeur de la marque italienne, Bob Wallace, qui voulait en faire un modèle de course. Avec ses 440ch et un poids ramené à 1000kg grâce en particulier à un intérieur dépouillé, elle est redoutable. Elle se reconnaît à ses feux spécifiques, ainsi qu’a un kit carrosserie. Par la suite, Lamborghini fabriqua 5 modèles SVJ qui sont en quelques sortes des versions de série reprenant les grandes lignes de la Jota, au niveau carrosserie et moteur.

Bref, la Lamborghini Miura était révolutionnaire pour son époque, mais elle était aussi magnifique et ultra performante. Et c’est elle qui influença les supercars que nous connaissons actuellement qui ont quasiment toute une architecture à moteur central.

1 Commentaire

  1. serge rutkowski

    28 décembre 2009 à 1:40

    à l’epoque j’ai fait plus de 30 000km avec et autant de « chaleurs ».j’ai eu la chance de ne pas avoir (trop)de problémes de fiabilité ce qui etait rare! descendre dans le midi etait pour moi à chaque fois un bonheur.plus tard la countach ne m’a jamais donné les memes sensations.maintenant j’aurais bien aimé en retrouver une mais je suis sur une petite ile desormais et ce serait pas raisonnable,en france non plus ou livrer son permis à la prefecture immediatement.elle aimait etre cravachée la gourgandine.